Un matin d’été, assis au bord de l’eau à Djerba, j’ai entendu crier « regarde là-bas ! ». Bon, moi je m’attendais à voir un dauphin ou peut-être une tortue, mais non. Un pêcheur montrait du doigt une grande ombre glissant lentement près des petits bateaux. Un requin, tranquille comme tout, qui filait juste sous la surface. J’avoue, ça m’a scotché. Ce n’est pas tous les jours qu’on croise ce genre de bestiau sur le littoral tunisien, et pourtant… Saviez-vous que plusieurs espèces de requins vivent autour de la Tunisie, parfois bien plus proches des plages que vous ne l’imagineriez ? Allez, chaussez vos palmes virtuelles et suivez-moi pour une balade parmi les requins tunisiens.
Quels types de requins trouve-t-on en Tunisie ?
D’emblée, oublions le cliché du requin blanc dévorant tout sur son passage façon film hollywoodien. En réalité, la Tunisie héberge une quinzaine d’espèces de requins différentes, certaines impressionnantes, d’autres nettement plus discrètes. Et entre Gammarth, Djerba ou Tabarka, difficile parfois de deviner qui nage sous nos pieds.
Si la présence des squales intrigue toujours les baigneurs tunisiens, il est intéressant de comparer cette situation à celle d’autres destinations où les risques sont envisagés différemment. Par exemple, dans le cas de la présence des requins en Égypte, une vigilance accrue s’impose aux abords des plages très touristiques. Bon, forcément, il y a les stars : le fameux requin blanc, connu pour sa taille XXL, et son cousin, le requin mako. On en aperçoit surtout au large, car ces deux-là préfèrent les eaux profondes. Mais vous croiserez aussi de nombreux petits requins totalement inoffensifs, comme le roussette ou le squale bleu. Bref, le terme danger pour l’homme n’est vraiment pas celui qui colle le mieux à leur nageoire en Tunisie.
Les requins célèbres de la côte tunisienne
Le mythe autour du requin blanc fascine toujours. Il lui arrive de passer par la Méditerranée tunisienne, même si les rencontres sont rarissimes. Le requin mako, autre superstar locale, effectue lui aussi quelques visites éclair. Ces prédateurs n’ont rien contre vous ni votre baignade du dimanche.
À côté, on retrouve plein de petites espèces de requins. Parmi elles, citons la petite roussette (qui mesure rarement plus d’un mètre) ou encore le chien de mer. Franchement, ils feraient presque sourire tellement ils semblent timides. Sauf quand ils nous font la surprise d’un léger échouage de requin sur la plage, surtout après les tempêtes automnales.
Observation et vidéos de requins
L’approche de la vie marine tunisienne se révèle passionnante, et différents auteurs proposent aussi leurs expériences sur la question ailleurs en Méditerranée et dans d’autres mers. À titre d’exemple, Maxime Olivier partage régulièrement ses récits consacrés aux requins et à l’observation de la faune aquatique. Imaginez la scène : GoPro à la main, masque vissé sur le nez, vous plongez non loin de Hammamet. Là, derrière un banc de sardines, un petit requin pointe le bout de son museau. Grâce aux observations partagées sur internet et aux vidéos de requins tournées par des passionnés, le public découvre une faune souvent insoupçonnée dans les eaux tunisiennes.
Même sur la côte urbaine, à Gammarth ou la Marsa, quelques prises chanceuses animent la vie des pêcheurs. Ce sont ces images rares qui permettent aujourd’hui de mieux connaître – et parfois, démystifier – les scènes sous-marines du pays.
Le requin en Tunisie est-il un danger pour l’homme ?
L’expression attaque de requin fait peur, c’est vrai. Je me souviens d’un touriste affolé, pensant avoir vu un aileron noir pendant qu’il barbotait. En fait, c’était un sac plastique, histoire de casser le mythe tout de suite ! Car les attaques de requins restent ultra-exceptionnelles en Tunisie.
Sur la trentaine de supposées attaques recensées depuis un siècle sur toute la Méditerranée, à peine une poignée aurait impliqué un baigneur tunisien… Sans bavure sauf erreur, et souvent mêlées à une pêche risquée d’espèces bien plus dangereuses comme certains poissons venimeux ! Autrement dit, flâner avec masques et tubas reste sans risque particulier – surveillez plutôt où vous mettez les pieds à cause des oursins !
Échouage de requin : faut-il s’inquiéter ?
Ça arrive parfois : un jeune requin se perd ou meurt, puis finit sur une plage de Djerba ou Gammarth. Là, tout le monde accourt, prend des selfies et ressort les vieux fantasmes de créatures voraces. Mais ces épisodes d’échouage de requin soulignent surtout la fragilité de leur population.
Bien souvent, ces animaux ont succombé à la pollution ou à des filets abandonnés par les pêcheurs. Parfois, cela alerte les observateurs locaux et lance un débat utile sur la protection des requins en Méditerranée.
Est-ce que toutes les espèces de requins représentent une menace ?
Non, loin de là. La majorité chasse volontiers poisson, calamar et crustacés, mais ignore superbement baigneurs, plongeurs et promeneurs. Seul le grand requin blanc peut, très rarement, se tromper de cible dans des conditions exceptionnelles, généralement lorsqu’il confond un nageur avec une proie habituelle.
Pour autant, chaque année, il y a beaucoup plus d’accidents liés aux méduses ou aux courants marins qu’aux morsures de requins. Le vrai danger pour l’homme à la plage, c’est surtout d’oublier sa crème solaire.
Protection des requins en Tunisie : que peut-on faire ?
On parle toujours des risques, rarement des menaces qui pèsent sur les requins eux-mêmes. Or, la Méditerranée tunisienne voit ses requins diminuer en silence.
Pêche accidentelle, pollution, destruction des habitats et ignorance jouent contre eux. En côtoyant les pêcheurs artisans, j’ai vu qu’ils ramènent parfois des bébés requins piégés dans leurs filets alors que personne ne les voulait. Pourtant, protéger ces animaux, c’est préserver toute la chaîne alimentaire marine.
Initiatives locales et sensibilisation
Ici, quelques associations locales commencent à faire bouger les lignes, parfois lors d’ateliers éducatifs à Djerba ou Tunis, ou encore en distribuant des affiches à Gammarth. Les solutions pourraient ressembler à ceci :
- Sensibiliser les vacanciers et professionnels de la mer à identifier les espèces de requins et ce qu’ils mangent vraiment.
- Encourager la remise à l’eau systématique lors de captures accidentelles.
- Lancer davantage d’études et d’observations de requins auprès des enfants dans les écoles.
Chacun peut jouer un rôle, même en partageant simplement une vidéo de requin capturée au bon moment, histoire d’alimenter un autre regard sur cette biodiversité exceptionnelle.
Tableau comparatif des principales espèces et leurs caractéristiques
Voici un tableau pour mieux visualiser les habitants à nageoires croisés près des côtes tunisiennes :
| Espèce | Taille adulte | Habitat habituel | Niveau de “danger pour l’homme” |
|---|---|---|---|
| Requin blanc | 4-6 m | Eaux profondes, larges | Faible (préfère les grands poissons) |
| Requin mako | 2-3,5 m | Hauturier/migrateur | Très faible (très rare proche des plages) |
| Roussette | 0,9-1,2 m | Fonds sableux peu profonds | Aucun |
| Squale bleu | 1-2,7 m | Largement réparti/jour & nuit | Très faible |
Questions fréquentes sur le requin en Tunisie
Quelles sont les chances de rencontrer un requin en Tunisie ?
Il existe effectivement des requins le long du littoral tunisien, principalement des espèces inoffensives. La proximité des requins avec la plage reste exceptionnelle, sauf cas isolés d’échouage ou de période migratoire. Vous avez bien plus de probabilités de croiser un banc de daurades qu’un requin blanc lors d’une baignade classique.
- Observations surtout au large
- Présence accrue près des filets de pêche
- Signalements rares en zone touristique
Pourquoi observe-t-on parfois des échouages de requins ?
Les échouages de requins sont généralement dus à la fatigue, à une blessure, à la capture accidentelle ou à une maladie. Parfois aussi, des jeunes requins désorientés suivent un banc de poissons trop près de la côte et se retrouvent échoués après une tempête.
- Pollution et perte d’habitat marin
- Effet des filets de pêche abandonnés
- Changement du climat marin
Existe-t-il un risque réel d’attaque de requin en Tunisie ?
Le risque est quasiment nul. Très rares sont les attaques de requins en Tunisie, et elles n’engagent pratiquement jamais des nageurs ou touristes. Les histoires relayées proviennent souvent de confusion avec d’autres animaux marins. Pour plus de sécurité, évitez de nager près des zones de pêche actives ou la nuit.
- Grande majorité des espèces inoffensives
- Précautions de base valables pour toute mer
Comment contribuer à la protection des requins en Tunisie ?
Adoptez quelques gestes simples : limitez la consommation de poisson issu de la pêche industrielle, encouragez la diffusion d’informations positives sur les requins, soutenez les campagnes de sensibilisation locales et signalez toute observation inhabituelle à une association ou autorité compétente.
- Participer aux journées de nettoyage du littoral
- Relayer les vidéos de requins tournées localement
- Apprendre à reconnaître les différentes espèces de requins

